super
Juno

Juno est le genre de film indie qui prouve qu’il y a toujours moyen de faire du neuf, du frais, à partir d’inattendu.
Dès le générique de début, jusqu’au générique de fin, on baigne dans cette ambiance indie, que ce soit par le scénar tout simplement, les musiques, et les références musicales pseudo-obscures (pour le profane, s’entend) qui vont avec, le visuel (ouais c’est des couleurs typiques de films indie, si si), les dialogues bruts et réels, ou le jeu d’acteur.
Parce qu’il ne faut pas se tromper, ce n’est pas un bricolage de réalisateur qui fait de l’indie parce qu’il a pas les moyens de verser dans le blockbuster. Non non, tout au long du film on sent bien que c’est son but, sa signature, comme un fashion statement pour dire qu’il peut divertir plus et mieux en étant un minimum absurde et réaliste (parce que dans le fond c’est ça)
Evidemment, c’est facile quand on s’entoure d’acteurs aussi doués. Je pense surtout à Ellen Page, qui porte quasi le film à elle toute seule. Cette fille ne finira jamais de me fasciner par son jeu. Elle était déjà complètement parfaite dans Hard Candy dans son rôle de lolita vengeresse… mais là c’est de nouveau du pur bonheur de la voir évoluer en électron libre dans un milieu social classique. On remarquera quand même qu’il y a dans les 2 films cette même propension à prêter à son personnage des connaissances musicales étendues. Je le dis parce que ça m’avait marqué de faire ce rapprochement.
Bon, le reste du casting n’est pas en reste, avec 2 ex stars d’Arrested Development (série la plus drôle de tous les temps, encore meilleure que The Office ou Seinfeld), à savoir Jason Bateman et Michael Cera. Cera est évidemment parfait dans son rôle d’ado coincé, mais il faut dire que c’est pas nouveau pour lui, à croire que ce genre de perso lui colle à la peau.
Et rien que pour le plaisir de revoir Bateman et Cera dans le même film, ça vaut le coup. Dommage qu’on ne retrouve pas exactement la même dynamique que dans A.D. mais bon, on peut pas tout avoir.
En parlant d’acteurs de série, il faut aussi citer J.K. Simmons, aka Schillinger d’Oz, qui joue ici un rôle aux antipodes de son personnage carcéral, mais empreint de tellement de bonhomie populaire qu’il en est touchant.
C’est marrant de voir cet espèce de pattern qui fait que les très bons acteurs de série se rejoignent dans des films un peu indie/arty. (Qui a dit Steve Carrel dans Little Miss Sunshine…)
Bref Juno est un film très sympa, avec des dialogues exquis, de très bons acteurs, quelques bons sentiments, et tout de même l’une ou l’autre surprise dans le déroulement de l’histoire.
ma note : 8/10 – note IMDb : 8.4/10
| Imprimer l'article | Cette entrée a été posté par Steph le 26 juillet 2009 à 20 h 19 min, et placée dans films. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou bien un trackback depuis votre site. |