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by on déc.22, 2009, under films

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Puisque j’ai fait l’effort de me taper le Kinépolis, et de payer 10 € pour une place de ciné, pour une VF, je vais quand même en toucher un mot.
Bien entendu, je suis allé voir le film dans sa version 3D, avec les lunettes de parc d’attraction, etc.
Que dire à ce sujet si ce n’est que l’effet est réellement bluffant, c’est très immersif, et, couplée au CGI, ça donne un résultat visuellement très réussi. Bref, c’est beau, on a les yeux grand ouverts, et on en redemande.

Seulement, la technique ne fait pas tout pour un film, et force est de constater que le reste ne suit pas (du tout).
Même si on sait qu’on y va pour voir du spectacle son et lumière et pas le fruit d’un travail intellectuel intense de réalisateur, la déception pointe quand même le bout de son nez.

En gros, le scénario n’est ni original ni subtil. A peine digne d’un jeu vidéo. Et encore, j’ai le souvenir que la trame de Final Fantasy VII et Metal Gear Solid étaient plus poussées, et, surtout, les personnages n’étaient pas aussi caricaturaux.

Parce qu’au delà du scénario, il y a les quelques personnages principaux, stéréotypés à mourir, qui servent l’histoire vue et revue. Le méchant militaire qui ne veut rien comprendre, le méchant entrepreneur capitaliste pour qui l’argent passe avant les vies, les gentils scientifiques un peu coincés, les gentils aliens hippies.
A certains moments c’est à se demander s’il ne s’agit pas d’une parodie tellement certains personnages sont peu développés et affublés d’une personnalité ultra-typique du genre (on ne sait rien de la pilote d’hélico jouée par Michelle Rodriguez et du coup ses actions sont incohérentes par exemple).

Les 2h40 de film ne passent pas aussi vite que certains semblent le dire, même si heureusement la 3D et les CGI accélèrent les sensations.

On a droit à l’évolution classique du personnage qui découvre une autre culture, change d’avis, fait son apprentissage, tombe amoureux, se rebelle, etc.

Bref, aucune originalité dans les ressorts scénaristiques.

Puis bon, voilà le travail baclé sur les Na’avi (les aliens de la planète Pandora) : en gros on a une race d’humains de 2m50, à la peau bleue, qui se comporte comme l’une ou l’autre tribu amazonienne ou africaine, avec une touche d’écologie hippie new age (c’est la mode). Fatalement, on ne peut s’empêcher de penser à d’autres films du genre, et là, Avatar souffre fortement de la comparaison (quand on repense aux prawns de District 9 par exemple…).
Bref y’a un gros sentiment de trop peu, limite d’arnaque du spectateur : on n’a pas l’impression que le personnage principal débarque sur une autre planète, mais plutôt dans un autre pays.

Au-delà de ça, on ressent une inspiration d’autres films : le parallèle avec Matrix est évident dans la dualité des corps entre Jake Sully et son avatar, et Neo dans le monde réel et la matrice, et ce, tout au long du film. C’est flagrant dans le cas de certaines scènes (déconnexions humain/avatar, etc.). La notion d’être élu pour sauver le monde et tout le tralala revient aussi pas mal.

La musique façon choeurs/opera/new age pendant tout le film est parfois un peu lourde. Dommage que Cameron ait choisi James Horner et pas John Williams pour l’OST.

En bref, malgré les nombreux défauts évidents du film, je ne regrette pas d’avoir été le voir, parce que c’est une expérience très interessante, pour le côté technique, l’immersion dans la 3D, et l’esthétique tout de même assez réussie du film.

Mais c’est malheureusement les seuls points à garder. On aurait aimé qu’une telle maitrise de la technique serve un film plus subtil, et non une énième redite scénaristique.

ma note : 7/10 en 3D, 4/10 en 2D
note imdb : 8.9/10

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